De lourds nuages gris ont doucement recouvert le ciel et sa couleur bleu s'est
doucement assombri avec le soir.
On dit que la vigilance est orange et que la circulation est au vert! Mais il neige en Île-de-France et je suis un "Naufragé de la route."
Il fait nuit. Je rentre chez moi à pieds et j'avance maintenant dans le noir. Il
gèle et j'ai froid. Déjà les flocons blancs collent sur mes joues rougies.
Mais demain, lorsque l'aube rose pointera le bout de son nez, je retournerai chercher ma voiture argentée qui m'attend sur le
bord de la route.
C'est peut être ça qu'on appelle les couleurs de la vie.
Jean-Luc
PS: j'ai récupéré la voiture ce matin mais non sans mal pour la sortir du parking enneigé et la remettre sur la route que venait
de dégager un chasse-neige.
Quant à son temps bien le sut disposer: Deux parts en fit, dont il souloit passer L’une à dormir et l’autre à ne rien faire.
Jean de la Fontaine
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Far-niente
Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.
"Lettre à France" de et par Michel Polnareff. Une chanson "Monument" !
Cela nous arrive parfois, lorsque loin de notre belle France les souvenirs reviennent et qu'il nous tarde alors de rentrer.
J'ai un souvenir intense comme ça au retour de ma première mission professionnelle internationale assez longue à Hanoî au nord du Vietnam. Il y a déjà bien longtemps!
En transit à Bangkok, à travers les vitres de l'aéroport vers 02h00 du matin alors que j'attendais depuis déjà 7h00 dans cet immense aéroport, j'ai vu passer furtivement la
dérive bleu blanc rouge d'un gros avion à l'atterrissage. :-O
Je l'attendais "pour rentrer à la maison" et il venait me chercher.
J'aime mon pays, celui de mes racines. Et alors? Pour avoir fait presque le tour du monde, cela ne m'empêche pas d'aimer les autres pays aussi. Le lien même fort est
seulement différent. Je comprends mieux, avec sa chanson, Michel Polnareff.
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